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Dans le but de vous informer sur
la législation en vigueur, nous vous apportons
les précisions suivantes. Ces informations vous
sont données à titre indicatif sans engager
la responsabilité de Découvertes Dédicace
et sont susceptibles d'évolution.
LA VENTE AVEC PRIMES
L'article L 121-35 du code de la consommation interdit
les ventes avec primes définies comme celles
donnant droit, à titre gratuit, à la remise
de produits, de biens ou de services qui ne sont pas
identiques à l'objet de la transaction principale.
Cet article ne vise que les ventes "faites aux
consommateurs". Ce qui implique que les ventes
avec primes accordées aux professionnels, aux
intermédiaires de la fabrication et de la distribution,
voire même aux entreprises utilisatrices des biens
ou des services ne sont pas soumises à cette
réglementation et sont donc libres d'effectuer
des opérations de "stimulation de réseaux
de vente".
Il est prévu que peuvent être licitement
offerts aux consommateurs à l'occasion d'un acte
de vente ou d'une prestation de service, de menus objets
de faible valeur et échantillons.
L'article 23 du 29 décembre 1986 détermine
la valeur de ces menus objets ou services de la façon
suivante :
7 % du prix de vente net TTC dans le cas où
la vente est inférieure ou égale à
76,22 €
4,57 € + 1 % du prix de vente TTC dans le cas
où la vente est supérieure à 76,22
€
Dans tous les cas, la valeur maximum de l'objet ou
du service constituant cette prime ne doit pas dépasser
53,36 € (tous frais compris).
L'article 25 prévoit l'obligation de marquer
de manière apparente et indélébile
ce type de primes (raison sociale, sigle, logo, marque,
…).
LES CADEAUX
La différence entre le cadeau et la
prime vient du fait que celui-ci est remis gratuitement
sans être lié à un acte de vente
ou à quelques prestations que ce soit.
L'article 57 de l'ordonnance du 1er décembre
1986 ne comporte aucune disposition relative à
la remise de cadeaux non liée à une vente
ou à une prestation de service.
Il en résulte donc que de telles opérations
sont aujourd'hui licites.
LES CADEAUX DITS D’ENTREPRISE
Auparavant, l'article 40 de la loi Royer considérait
que la remise de cadeaux d'entreprises demeurait licite,
sous réserve, toutefois, des dispositions relatives
aux pratiques discriminatoires. Cette réserve
ne figurait plus dans l'ordonnance Balladur de décembre
1986.
L'article 36 de cette ordonnance ne visait plus en
effet la remise discriminatoire de dons en marchandises
ou en espèces.
De ce fait, maintenant, la pratique du cadeau d'entreprise
semble totalement libre sans cependant oublier les aspects
fiscaux : interdiction de récupération
de la TVA au-delà de 30,49 € TTC/cadeau.
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